Des années que je pensais à passer le CAP cuisine. À les compter sur les doigts de deux mains entières, presque. Cette année, je me suis inscrite. Inventer des recettes, s’inspirer, imaginer, aimer, goûter, manger, c’est bien, mais j’ai ressenti le besoin d’en revenir d’abord aux bases, pour comprendre, m’améliorer, m’organiser et surtout : apprendre, toujours. J’en ai souvent parlé autour de moi : ce besoin d’apprendre, même quand les études sont finies. Cette chose qui manque quand même un peu. « On fait quoi maintenant ? ». Même si je n’ai pas particulièrement aimé mes années fac de droit, j’en retire des choses qui m’aident tous les jours.

À l’heure où l’on s’auto-proclame – insérer le métier de votre choix – beaucoup trop facilement, j’ai eu envie de refaire les choses à fond. Aussi parce que je sais qu’un jour, j’aurais ce petit café – boutique ou la maison d’hôtes dont j’ai toujours rêvé. Pas un truc énorme, ni un énième truc fait à 90% (95 ?) pour faire joli en photo, mais une adresse où l’on reviendrait à l’essentiel, sans chichis : bien manger, avoir l’assurance que ce qui est passé à table a servi plein de personnes. Les producteurs, les éleveurs, les artisans, notre environnement, les clients bien sûr et aussi la gérante tant qu’à faire 🙂

J’ai aussi beaucoup cogité avant de m’inscrire. C’est un peu le sujet à la mode de ces dernières années : quitter un domaine soit-disant confortable pour revenir aux métiers plus manuels, en gros. Mais quand on s’est vraiment planté.e dans son orientation ? On arrive à un moment où les sujets à la mode, on s’en fout, on sait que pour nous, ça n’a jamais été une mode, mais quelque chose qui a manqué pendant des années, depuis le début en fait, que l’on a essayé de refouler pour plein de raisons et qui finit forcément par revenir en pleine face.

Bon, pour en revenir à cette tarte au chocolat ! C’est un peu la fierté d’avoir pu la réussir du premier coup. Je révise à l’aide du manuel « la cuisine de référence » de Michel Maincent-Morel pour celles et ceux que ça pourrait intéresser. Les photos sont plutôt « Nouvelle cuisine », les recettes me paraissent beaucoup trop grasses et sucrées, mais c’est bien pour ça que je les réserve pour le dimanche aussi.

Ici, j’ai entièrement suivi la recette de la pâte sucrée d’après le livre précité. Pour l’appareil, j’ai suivi la méthode de Frédéric Anton. Il y en a pour une heure maximum de préparation.

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TARTE AU CHOCOLAT


Pour la pâte sucrée

250gr de farine T55

125gr de beurre

100gr de sucre glace

1 pincée de sel

1 oeuf

Pour l’appareil

50cl de lait

120gr de crème fleurette

120gr de chocolat noir à 60%

12gr de beurre

2 oeufs

    Préparer d’abord la pâte en faisant un puit de farine sur le plan de travail ou dans un très grand saladier.

    Découper le beurre à température ambiante en petits cubes et le mélanger avec le sucre.

    Prenez un autre saladier et mélanger l’oeuf, l’eau et le sel. Verser ce mélange dans la fontaine de farine. Ajouter le mélange beurre/sucre et mélanger encore une fois.

    Petit à petit, ramener la farine au centre et confectionner la pâte en mélangeant du bout des doigts jusqu’à obtenir une boule de pâte.

    Réserver la pâte en boule au frais, préalablement filmée (et là, j’ai envie de faire une blague, mais je m’arrête à temps parce que c’est vraiment très nul en fait).

    Préparer ensuite l’appareil au chocolat. Faire bouillir ensemble le lait, la crème et le beurre. Verser ensuite dans un saladier où vous aurez préalablement concassé le chocolat. Mélanger doucement à l’aide d’un fouet. Ajouter ensuite les oeufs battus et réserver au bain-marie.

    Maintenant, vous pouvez sortir votre boule de pâte sucrée du frigo, fariner le plan de travail et abaisser la pâte. Préparer votre moule à tarte et y déposer la pâte. Pour cette étape, je vous donne l’astuce qui m’a été donnée par mon ami Moz (lui-même passé par le CAP Cuisine !) : une fois la pâte étalée, il faut l’enrouler autour du rouleau, puis la dérouler au dessus du moule, foncer à la main et couper la pâte en passant le rouleau sur les bords.

    Une fois cette étape passée, recouvrir le fond avec du papier cuisson, mettre des billes de cuisson (ou des haricots secs si vous n’en avez pas). Faire cuire à blanc pendant 5 minutes dans un four préchauffé à 220 degrés.

    Sortir ensuite la pâte, éteindre le four et la débarrasser des billes de cuisson. Ajouter l’appareil au chocolat, quelques noisettes et mettre au four (toujours éteint, mais encore chaud) pendant 15 minutes.

    Ensuite, il n’y a plus qu’à entreposer la tarte dans un endroit froid jusqu’à dégustation !


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